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Pas assez de régates dans l'année pour reprendre les réflexes du large. C'est dur dêtre sur tous les fronts quand on travaille. Mais l'aventure est superbe et l'ambiance vraiment conviviale. J'ai découvert beaucoup de gens bien grâce à ce projet.

Mini-Transat 6,50 : c'était le bonheur, il faudra recommencer pour le classement".

 

Antoine a plus de 3000 miles en course sur son pogo. Depuis la validation de ses 1000 miles hors course en avril, il est définitivement inscrit à la TRANSAT 6,50, départ le 22 septembre à La Rochelle.
Du 8 au 11 septembre, Antoine a convoyé son bateau de Carantec à La Rochelle avec Yann qui suivra
la course comme infirmier.
Depuis, il reste beaucoup de travail encore pour tranformer le bateau en habitacle convenable pour une première étape de 12 jours environ.


Petit chantier roscovite

mise à l'eau le 10 août.

Le bateau était en chantier à Roscoff pour un shake-up pré-transat. On ne se lance pas au hasard sur ce parcours, et tous les points d'usures devaient être contrôlés, après plus de 2000 miles depuis février.

En une soirée, nous avons faire le tour des boîtes à lettres pour convier tous les amis de Carantec à un pot d'honneur qui restera dans les souvenirs émus. Quelques photos du tout début de soirée, devant le bateau sous les caches en papier …

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PETITES QUESTIONS A L'ORDRE DU JOUR

L'électricité :
Combien allons nous consommer ? Comment allons nous recharger ?

C'est le nerf de la guerre car on ne peut pas se permettre de manquer de pilote ou de GPS. C'est surtout
le pilote et le giro-pilote qui consomment, selon la météo (allure, houle). Hors, ce parcours vers le Brésil via le Pot-au -Noir n'a pas été encore expérimenté. Spéculer sur l'ensoleillement et donc le rendement des panneaux solaires est un jeu risqué ou le groupe électrogène est sans doute gagnant. Autant de questions auxquelles il faut une réponse sûre.

LES REPONSES ont été données par "les fusibles", Yves-Marie et Ludo, électriciens de maarine à Morlaix qui ont passé quelques heures sur le bateau. Antoine part avec un groupe électrogène un peu lourd (23 kg) mais nécessaire dans l'installation "pro" du Petit Auguste 7.

Comment allons nous manger ?
Si Antoine n'est pas forcement un adepte du lyophilisé, il faut bien admettre que la cuisine traditionnelle prend de la place sur un si petit bateau. Il faudra se résoudre à mixer les conditionnements, en favorisant les emballages écologiques et légers. D'autant qu'Antoine a pu constater, en particulier lors des 1000 miles de qualification, qu'en dehors de la pétole, il est bon de ne pas avoir à penser à la nourriture, de pouvoir s'alimenter suffisamment sans réfléchir, tout en gardant toujours disponible un "sac à gourmandises".

LA REPONSE : ce sera un savant mélange entre des plats sous vide étudiés pour la course au large et un stock de conserves offert par Hénaff. Ajoutez des sucreries, du pain et de l'huile d'olive et faites tenir le tout dans 2 caisses.

Comment allons nous revenir ?
Bahia, destination de rêve. Sauf quand il s'agit de rentrer. Pour l'instant, l'organisateur propose un retour cargo à 35 000 frs par bateau. Quant au skipper, il paiera également son billet retour très cher. L'exotisme a un coût double par rapport à un retour des Antilles, comme dans les éditions précédentes, coût que les coureurs sont en train de découvrir un peu amèrement.

LA REPONSE : pas encore de réponse...

Quoi ? Il ne reste qu'un mois?
C'est terriblement court car la liste des questions ne s'arrête pas là. C'est pourquoi Antoine consacre désormais tout son temps au bateau et à la logistique de la transat (merci à Marco pour son guide du routard Brésil). Plus de course au programme, simplement 5 jours au large prévus mi-août. Et toujours une grande disponibilité pour des partenaires financiers !!

LA REPONSE : la question est obsolète aujourd'hui, et nous sommes prêts.

aout 2001 :
validations à Cowes, aux pays des géant
s

>VOIR LES IMAGES

Histoire de valider les dernières modifications ainsi que des plages de sommeil, Antoine avait quatre jours à sillonner la Manche. Sans hasard, son chemin l'a mené à Cowes ou le 10MJI "Pesa", du golf du Morbihan l'a accueilli. Nous avons passé ainsi 24h au milieu des plus beaux voiliers du monde accueillant une flotte de 32 anciens régatiers de la coupe de l'America : ils fêtaient les 150 ans de la coupe.

150 ans auparavant, le trophée des 100 guinées dont le parcours est le tour de l'Ile de Whight, voyait arriver en tête une insolente goélette americaine (America). Les anglais vexés purent déclarer à la reine : "Magesté, il n'y a pas de second !". La coupe est alors partie en Amerique d'où seuls les Néo-Zélandais l'on 2 fois sortie.

Quelques bateaux difficile à quitter, sillonnant devant le Royal Yacht Squadron :
Les classiques rencontrés à la Nioulargue : Endeavour , Velsheda, Mariette, Shenendoha,Tendara, Moonbeam, Tuiga, Partridge, Heileen, Pen Duick, Pesa, Nan, Flicca II, Freedom, Ranger, Zacco a te moana, Ticonderoga, les américains et néo-Z de tous les défis, le prochain défi anglais, Stealth...

Sur un yacht hollandais, nous y avons croisé Tonio da Cruz , le Cap-verdien de la mini-transat qui se prépare à sa 29ième traversée.

 

22 septembre ...C'est parti ...

Ces premières photos de Henry Thomas, shangaïé sur le volier de l'oncle d'Antoine.


Où nous abandonnons le héros face à son destin.

> les images du départ de la mini

 

le 2 novembre :arrivée

C'est bord à bord avec Pierre-Yves qu'Antoine a fait son entrée dans la baie de Tous les Saints à Bahia.

La compétition n'était pas au rendez-vous mais c'est sans importance. Antoine a eu comme objectif d'amener son bateau a bon port et a fait sa première transat solo sans forcer. Son option vers l'est l'a malheureusement ralenti dans un pot au noir plus long que prévu, ce qui a annulé sa très bonne marche au portant le long du Brésil.

Pas d'avarie si ce n'est la sous-barbe qui a laché, cassant le petit tangon. Antoine a du utiliser le grand tangon de 4 mètres pour le gennaker, ce qui est moins confortable mais qui fonctionne. Il a également perdu une des deux drisses d'avant au Cap Vert, ce qui compliquait les envois et affalages.

Au final, une belle expérience et une grande aventure qu'il aurait bien envie de recommerncer dans 2 ans pour l'améliorer...

En attendant, le bateau chargé sur un flat (contener ouvert) devrait arrivé au Havre entre Noël et le 31 décembre. On le ramenera par la route vers Roscoff.

 

 

•Peu d'animaux rencontrés : 2 oiseaux, des bancs de thons, quelques cétacés.

•Un thon : c'est le bilan de la pêche de toute la flotte (hors bateaux accompagnateurs). Et c'est Antoine qui l'a pêché. Comme il cherchait plutôt des daurades, il n'a pas continuer cette activité qui avait comme inconvenient d'envahir le bateau d'une forte odeur de sang.

•Très bien mangé, même si la nourriture de la Sill était un peu répétitive. Le sucré a manqué car nous n'avons pas trouvé nos produits préférés à Lanzarote. Pas de compote, peu de desserts. Sur 30 jours, il faut vraiment jouer la variété.

•Zéro kilo de perdu pour notre héros. Le record cette année est détenu par Sanders en proto avec 12 kilos en moins pour cause de fuite de gaz.

•Antonio Pedro da Cruz qui avait démâté n'a pas pu finir au près sous gréément de fortune. Il s'est arrêté a Récife.

 

du 7 au 11 septembre :escale

 

Antoine a reçu à Lanzarote un accueil chaleureux propre à la classe Mini. Arrivé samedi à 22h au ponton de Puerto Calero, un peu déçu par sa place de 19ème, cet accueil qu'il n'espérait pas l'a tout de suite mis de bonne humeur.

"Je pensais que j'étais à la ramasse, et je le suis" a-t-il dit en riant et prenant la bière qu'on lui tendait. "Je ne sais pas ou j'ai perdu du temps, je pense avoir fait une bonne route et les bonnes options (c'est également l'opinion de Fred Duval avec qui il a comparé sa route). J'avais constaté pendant le convoyage vers la Rochelle que mes safrans étaient mal règlés (trop écratés), j'ai oublié de les règler avant le départ. Il faut penser à tellement de choses pour ce genre de course... J'ai l'impression d'avoir navigué avec un frein à main."

Les safrans sont mieux règlés pour la seconde partie de course, et même si ça ne devait pas changer grand chose sur la vitesse, ç'est bon pour le moral de savoir qu'on va aller plus vite !!

Quelques problèmes aussi dès le premier soir : après un départ au lof, Antoine a rentré le spi chargé d'eau dans la cabine en emportant le combiné de VHF qui, dans l'humidité est resté en position émission toute la nuit, affaiblissant les batteries. D'autre part, il capte assez mal RFi, en particulier à l'heure de la météo spéciale mini. Il était un peu coupé du monde (ndlr : Antoine avance mieux dans une flotte).

Sa balise avait été remplacée par celle d'un bateau accompagnateur, mais la seconde est également tombée en panne. J'ai fait remarquer à Denis Hugues que les nombreux coups de fils reçus pour Antoine étaient moins de l'inquiétude qu'une envie de suivre une course dont on a suivi les préparatifs. Imaginez la télé qui tombe en panne pendant le match !! Catastrophe nationale. Denis est bien sûr le premier déçu de ces pannes et les mesures sont prises pour la seconde étape : les bateaux accompagnateurs ont désormais plusieurs balises à bord pour dépanner les coureurs.

Peu de dommages sur le bateau et sur le marin. Antoine est monté au mât, j'ai plongé : R.A.S au mât, par contre le bateau a visiblement traversé une plaque de dégazage dont il porte encore les auréoles marrons. Des petits morceaux étaient également collés sur l'anti-fooling. D'autres bateaux étaient dans le même cas.

 

 

•De bons moments aussi lorsqu'il a navigué dans un troupeau de 4 à 5 baleines devant le Portugal, des bêtes faisant 2,5 fois la longueur du bateau. Impressionnant même dans la pétole. Ces mêmes baleines ont "bloqué" Pogolou un peu plus tard dans la brise : Eric de Froidmont n'osait pas virer de peur d'en cogner une. C'est dire si elles étaient près.

•Nous n'avions pas prévu assez de nourriture (pas regardé vraiment la distance réelle) mais comme les parts journalières étaient grosses (2 plats préparés Primel gastronomie ou 1 plat préparé + 1 conserve Hénaff Gourmet €merci monsieur Hénaff €), Antoine s'est restreint sans trop de carence. La leçon est retenue pour la seconde étape, il est parti avec 32 jours de nourriture copieuse (ne manquera pas avant 40 jours) et les 120 litres d'eau obligatoires. Autant dire un bateau très lourd, comme tout le monde. Il a également à bord la ligne à thon de Dédé Janty (mais pas les coins de pêches de Parlier) •merci Dédé•, et le calva de son cousin à découvrir plus tard dans une pochette spéciale passage de l'Equateur
merci Philippe

•Très appréciés, TOUS LES MESSAGES reçus par le site officiel qui a fait la distribution à l'escale. Antoine est parti avec pour complèter ceux qui sont déjà dans le bateau.

•Salutaire, le coup de main de Patrick qui permettra de ramener le bateau en France.

merci à tous