Merci
à Patrick Le Floch-dépollution

aux sociétés
Yale Cordage, Julbo, Tecsup, Hénaff
Primel Gastronomie,
à Philippe de Mer et Littoral,

à Xavier de XPO,
à Gilles pour ses Paris-Rio

Merci à Anne pour ses sardines, entre autres
à Loul
pour son annexe
à Juliette pour son punch coco

à Valérie pour son appartement Rochelais
à nos Mamans pour leur voiture et leur patience
au comités de départ et d'arrivée
(Debled's et GDB, Fanch, Nico,
Guillaume, Stéph, Henry...)
à Isabelle Debled sur tous les fronts,
à Pascale et Véronique,
à Chrétien et à Henry pour leurs fax,
au C.N.Carantec
à toutes les aides plus discrètes,

merci à ceux qui nous aident depuis 99 !

Le bateaux a couru la Transat 650 aux couleurs de l'observatoire des marées noires.

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22 septembre
Bon Fanch, notre fidèle supporter du chantier arrive juste à temps pour larguer l'amarre arrière. Dur dur, le réveil, ce matin : un mal de dos pas possible après avoir mis les bers dans le container en direction de Bahia ; illico chez le kiné de la course une heure avant de quitter les pontons.


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Obligé de prendre un zodiac pour rejoindre Petit Auguste tellement il y a foule : derniers préparatifs et on y va, Tiphaine à bord qui débarquera avant le départ.

Départ entre la vedette IRIS et le Fort Boyard : départ sous le vent de la flotte avec Yannick ; allure débridée pour rejoindre la première marque ; c'est bien, puisque je passe en 3ème position. Envoyer le spi avec choix de l'amure pour éviter un empannage 200 mètres plus loin ; c'est parti, derniers au revoir à mes deux vedettes supporteurs.

> voir les images du départ de la mini

 

Stratégie : il est possible qu'on attrape des vents portants le long du Portugal si on arrive suffisamment tôt au cap Finistère ; donc ne pas dormir et aller à fond de balle. Ça glisse à fond, et sous grand spi, cela devient assez sport : premier départ au tas et effectivement, ça souffle vraiment fort ; j'affale sans rétablir le bateau pour minimiser les risques de tout casser et rentre le spi trempé dans la cabine. Beaucoup de feux à vue et on continue sous inter tangonné.

23 septembre Lever du jour et prise de conscience que la mer s'est bien creusée durant la nuit et je renvoie le petit spi en fin de matinée alors qu'il n'y a plus de bateaux au contact. Le vent se calme au long de la journée pour mollir franchement et le lendemain je me retrouve avec Alain Delors de la TAT et encerclé de baleines ; qu'elle est ma surprise de découvrir par hasard que tous les voyants de mon gestionnaire de batterie sont au rouge : L'écouteur était tombé dans l'eau au fond du bateau et est resté bloqué en position émission : j'arrive à recharger mes batteries mais jamais suffisamment pour émettre d'une manière correcte le reste de la course. J'apprendrai à mon arrivée à Lanzarote qu'en plus ma balise était hors service. La baie de la Corogne est favorable et je passe cette journée avec Roberto à longer la côte; je sors trop tôt de cette baie et le vent virant du nord-ouest au sud-est, je tourne par le large autour du cap Finistère : pas bon pas bon.

Le long du Portugal vent de sud sud-ouest qui fraîchit à 25 nœuds : passage de 2 fronts de dépressions ; à ce moment je ne suis plus content de ma course étant conscient que j'ai laissé passer beaucoup d'opportunités d'être bien au classement : j'ai l'impression de tout faire à l'envers et de mal naviguer : je ne suis pas dans le rythme et le manque de milles en course sur cette année 2001 se fait sentir. Le moral reste bon et la priorité est d'arriver de l'autre côté malgré tout.

... Ce qu'on ne réalise pas est que plus on est devant et plus le vent est favorable au bateau. Dommage pour les retardataires. En effet, le vent passé la latitude sud du Portugal devient mou à très mou et les Canaries sont encore loin ; j'avais prévu 10 jours de repas et réalise qu'il faut se rationner sérieusement. Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes de faire des économies de poids et on a fixé à la légère ces 10 jours.

C'est mou mou mou et je croise bientôt Boris et Gale Descente sous spi ou autre vers les Canaries, pensant que la flotte est dans mon Est, alors qu'en réalité, elle est dans l'ouest. Changement de ma balise de positionnement : je récupère celle de Catana bateau accompagnateur.


Finalement, j'arrive le vendredi 5 novembre àLanzarote et suis bien content de trouver Pierre-Yves et Yann qui m'accueillent en zodiac. C'est ce dernier jour qui fut le plus dur car on réalise alors que beaucoup de monde est déjà arrivé. Vite, un restaurant et une bonne viande.

Premier apercu des Canaries.

 

2ème étape Départ avec un vent léger. Surprise : 75 % de la flotte part au près pour passer au dessus de l'île alors qu'on peut partir vent arrière. Je réalise à ce moment le nombre de bateaux qui ont un routeur (personnes qui font une simulation météo à 6 à 8 jours) et l'importance que cela revêt.

En effet, je n'avais pas fait appel à ces personnes pour les courses en manche et dans le golfe de Gascogne et ai donc fait l'impasse sur cette course. Mais le routage permet de se concentrer sur la vitesse du bateau et de doser son effort. Pour ma part, ne pas avoir ces informations me bloque un peu dans l'effort alors que le vent vient de l'arrière et reste assez fort. J'ai, de plus, des problèmes de réception de RFI, sans parler de Radio Monaco que je n'ai jamais captée.

Je perds donc, jour après jour, quelques milles et me retrouve avec une dizaine d'heures de retard sur les premiers lors du passage des Iles du Cap Vert. Cette première semaine m'a révélé mon manque d'entraînement au portant dans la brise. La flotte en quittant les Canaries est passée dans l'ouest et je me suis beaucoup interrogé sur la bonne stratégie à tenir sans en trouver une.

Une nuit, je hisse mon geenaker qui était prêt depuis un bon moment sur la plage avant : le nœud s'est défait tranquillement et ce que je redoutais le plus avant le départ survient : je perds une drisse d'avant. Traverser les Iles du Cap Vert de nuit sans s'y arrêter est très frustrant et une bonne partie de la flotte a pensé comme moi. Tout ce que j'ai appris est que ces îles ont l'électricité !

2ème partie Ce matin du passage des Iles, je retrouve mon pote de la qualif'. Pierre-Yves Lautrou qui après avoir fait un début de course en fanfare, m'a rejoint dans mon classement. Au moins, je ne suis pas tout seul. Nous nous mettons d'accord sur une stratégie : privilégier une route sud et éviter une route ouest ; il me freine dans mon envie de faire un peu plus d'est; ouf ! Il y a une chose que je n'ai pas faite, c'est respecter un way-point obligé que je m'étais fixé pour nous écarter du volcan qui se trouve au sud de l'archipel : volcan qui fait 3000 mètres de haut et dont le dévent doit être sacrément sensible : je pense honnêtement qu'on mettra 24 heures à le traverser à 3 ou 4 nœuds, alors que le reste de la flotte déboule à 6 ou 7 nœuds : hum, quand on est pas bon, on est pas bon !!! Le seul élément positif dans tout ça, c'est que je ne suis pas tout seul ; mon Dieu qu'on se traîne...

On arrive dans le poteau noir : gros nuages noirs, un peu de vent, plus de vent, moins de vent ; un peu bizarre tout ça.Toutes les nuits, vers 3 heures du mat', la même partition se déroule : des premiers grondements se forment dans une masse nuageuse plus sombre que la nuit et que des éclairs à répétition viennent cisailler pour 4 bonnes heures.
Je garde à l'esprit ce roulement de tambour perpétuel au-dessus de la tête et cet éclairage d'un blanc immaculé sur le pont : oui Dédé, tu as raison : ici, c'est intemporel et lunaire. Une fois, je vois Pierre-Yves dans mon arrière, rouler précipitamment son geenaker et j'ai à peine une fraction de seconde pour me dire qu'il choque : je roule moi aussi mon geenak, me dépêche de l'affaler, mais il se coince au niveau du premier étage de barre de flêches.

... Le vent grimpe sérieusement et j'abandonne cette tâche pour affaler la grand voile, debout au pied de mât. Ça monte furieusement et regardant vers l'arrière, je vois la bôme qui se prépare à passer sauvagement de tribord vers bâbord. Le temps de crier un "Nonnnnnnn" désespéré et elle est passée : un clac brutal et net, bateau couché. Mettre de l'ordre autour du vérin de pilote et finir d''affaler la GV et constater que 2 lattes se sont brisées.

Se protéger des embruns dans le cockpit, nu évidemment etqué par la pluie torrentielle : la mer n'est plus, le bateau est couché à sec de toile par un vent à 50 nœuds qui soulève l'écume et l'amalgame à la pluie.Le problème est que des vagues commen picent à se former, et bientôt, je renvoie le tourmentin pour rester manœuvrant. C'est à 9 nœuds que nous refaisons route.

Une nuit, au débridé, nous allons un peu plus vite que notre compère l'Express-okapi ; au petit matin, avec une météo proche de celle de la manche, il tombe dans un trou de vent et on finit par se perdre.En fait, chacun accepte cette situation considérant qu'on court la mini-transat en solitaire et que solitaire veut dire tout seul !!! 2 à 3 jours encore de temps bizarre avec un vent de sud qui nous oblige à tirer des bords pour se rapprocher de l'Équateur. Je privilégie des bords allant vers l'est tandis que Pierre-Yves fait plus de l'ouest ! On ratisse le plan d'eau ... Temps pas cool du tout, avec grains et molles. Une nuit, mon vérin se met en butée dans les calmes et le moteur grille ; de plus, l'écoute de la grand-voile qui bat se prend dans une prise de pilote et l'arrache. Il ne faut vraiment rien laisser au hasard !!!


Au contact de Pierre-Yves, je constate qu'une ligne en surface fait perdre très peu de vitesse au bateau. Je pêche donc LE THON de la course. Mais je ne cherche pas à réaliser une véritable campagne de pêche. En effet, il me faudra une certain temps pour me débarasser de l'odeur de sang du poisson.

EquateurPassage de l'Équateur et fêter symboliquement cette ligne avec le pack "passage de l'Équateur" préparé par Tiphaine. Suit un long bord de travers avec changement de voiles d'avant entre geenaker/ génois /solent. La dernière nuit, le spi fait un cocotier monstrueux dans l'étai; je vais dormir tranquillement et quand je me réveille vers 3 heures du mat' mon étai s'est transformé en mât aile tellement mon spi est enroulé autour. J'arrive à défaire les tours sur le bas de l'étai en l'escaladant et fini par n'installer le spi que sur sa partie basse pour le reste de la nuit : joli spi de brise !!! 2 heures de sommeil me font abandonner l'idée de grimper au mât et c'est à bout de bras que je fais tourner le spi autour de l'étai : il me faudra faire 18 tours les bras tétanisés.

la ligne

le skipper

 


le spectacle

 

Compagnon de route
Premier bateau brésilien

TERRE TERRE !!!
En milieu de journée, une bande grise sur l'horizon se révèle être la terre : c'est le Brazil. Je longe la côte et entends en milieu de l'après-midi un bateau se signaler au comité de course : c'est Pierre-Yves qui est devant à 5 petits milles : quelle joie de se retrouver pour l'arrivée. Q
uelle joie aussi de retrouver sa famille et de savoir que la classe mini s'est occupée de l'embarquer. On passe la ligne d'arrivée en même temps, lui un peu devant, et l'accostage au ponton est un peu surréaliste : feu d'artifice, fumigènes, les coureurs, la famille et l'accueil brésilien.
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Antoine avait annoncé son arrivée pour le 2 novembre-17h. Il est arrivé à 23h.

> LES PHOTOS de l'arrivée
> l'évolution du classement étape 2

20 novembre

C'est finalement avec les conformateurs de Christian Cals (abandon au Portugal) que le 168 fera sa traversée retour. Il est provisoirement sanglé au ber, car la grue va soulever le bateau qui devra lui-même supporter le ber pour la mise sur flat. Derrière lui, 2 pogos sur flats. Tout est démonté sur le bateau : gouvernail, gréément, filière, bouts, afin de supprimer toute accroche.

Un tracteur apporte 2 flats qui seront bientôt déchargés par la grue. Les protos à quille basculante sont déquillés (276), les autres (131) sont posés sur ber, comme les pogos (175). 2 par 2, ils sont chargés sur flat Ici, 2 flats viennent d'être apportés par le tracteur rouge, 2 flats de protos attendent d'être emportés en zone sous douane.



 

Deuxième bateau brésilien sur le fleuve. Nous devrons faire demi-tour dans la mangrove. Avec Philippe, "directeur d'hotel", à Catu (Itapparica) Lencois à 400 km à l'ouest, baignade dans le torrent ambré.

tion dont il a porté le message.